Augmentation de loyer en 2026 : ce que le bailleur peut demander
Indiquez le mois de révision prévu en 2026 et la classe énergie : l’outil dit si la hausse est permise et de combien.
En cours de bail, un loyer d’habitation ne peut augmenter qu’une fois par an, à la date prévue par le contrat, et seulement si le bail contient une clause de révision. La hausse ne peut pas dépasser la variation de l’indice de référence des loyers sur un an : avec l’IRL du 3e trimestre 2026 (148,06, 1,57 %), un loyer de 700 € hors charges passe au plus à 711,00 €, soit 11,00 € par mois. Le bailleur doit la demander : elle ne joue pas toute seule. Il dispose d’un an à compter de la date de révision et la hausse ne vaut que pour l’avenir, à partir de sa demande ; une année oubliée ne se rattrape pas. Aucune hausse n’est possible pour un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique si le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022 en métropole, ou depuis le 1er juillet 2024 en Guadeloupe, en Guyane, à la Martinique, à La Réunion et à Mayotte.
Loyer hors charges après révision
761,78 €
+11,78 € par mois · +1,57 %
750,00 €
| IRL 3e trimestre 2026 | 148,06 |
| IRL 3e trimestre 2025 | 145,77 |
| Hausse sur douze mois | 141,36 € |
| Nouveau loyer | 761,78 € |
Hypothèses du calcul
Révision une fois par an à la date prévue au bail, sans effet rétroactif : le bailleur a un an pour la demander. IRL publiés par l'Insee (Métropole), arrondis au centime. Méthode et sources
Vérifié par Radif Partners · Politique éditoriale · Méthode et sources
Le parcours d’une hausse en 2026
| Situation | Ce que dit le texte |
|---|---|
| Le bail ne contient aucune clause de révision | Aucune hausse en cours de bail |
| Logement F ou G, bail signé, renouvelé ou reconduit depuis le 24 août 2022 (métropole) | Révision interdite |
| Même cas outre-mer, depuis le 1er juillet 2024 | Révision interdite |
| Bail mobilité | Révision interdite pendant le bail |
| Clause présente, demande faite dans l’année qui suit la date de révision | Hausse plafonnée par l’IRL, due à partir de la demande |
| Clause présente, plus d’un an après la date de révision | Révision de l’année perdue |
| Logement social (HLM) | Révision au 1er janvier, IRL du 2e trimestre de l’année précédente |
Le meublé suit les mêmes règles que le logement vide ; s’il est loué avec des charges au forfait, ce forfait peut lui aussi être révisé chaque année de la même façon. Un logement relevant de la loi de 1948 a son propre régime.
Un exemple de demande tardive
Un bail prévoit une révision le 13 mars 2026. Le bailleur peut la demander jusqu’au 12 mars 2027. S’il ne le fait que le 13 juin 2026, le nouveau loyer n’est dû qu’à partir de cette date : les loyers de mars à mai restent à l’ancien montant. C’est l’exemple que donne service-public.fr, qui renvoie à l’article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989.
Ce que contient la lettre au locataire
La demande tient en quelques lignes, mais elle doit permettre au locataire de vérifier le calcul. Elle cite la clause du bail, le trimestre de référence et les deux valeurs d’IRL, le loyer actuel hors charges, le nouveau loyer et la date à partir de laquelle il est dû. Avec l’IRL du 3e trimestre 2026 et 920 € de loyer : 920 × 148,06 / 145,77 = 934,45 €. Le résultat du calculateur se copie d’un clic pour être collé dans le courrier.
Si vous êtes locataire et que la hausse demandée dépasse ce calcul, vous pouvez répondre par écrit avec le détail ; l’Adil de votre département renseigne les deux parties, et un désaccord persistant relève du juge. Pour le choix du trimestre selon le mois, voir l’IRL 2026 mois par mois ; pour une pension alimentaire, l’indice est différent : voir l’indexation de la pension alimentaire.